Histoire du village de Gimbrède
L'Histoire du village de Gimbrède

Gimbrède, le village où l’idée de créer des crèches est née.
Se village cache une histoire qui commence durant la seconde moitié du XIIe siècle.
Le village de Gimbrède n’apparaît dans les sources écrites pour la première fois qu’au milieu du XIVe siècle. Un accord est alors passé entre le commandeur et les habitants.
Cet accord indique tout d’abord qu’à cette date, en 1341, la communauté des habitants est organisée et en mesure de transiger avec le seigneur. Il apporte aussi quelques rares informations sur le village qui comporte une « place commune » et des tavernes. Ce village est alors relativement important puisqu’il possède, outre une foire annuelle, un marché hebdomadaire.
Les sources écrites concernant Gimbrède sont plus abondantes pour la première moitié du XVIe siècle. Elles apportent des informations sur les sièges qu’eut à subir le village à cette période.
Au début de l’année 1535, Gimbrède a subi deux sièges successifs de la part du seigneur temporel de « Lieux » site bâti aujourd’hui disparu, situé à mi-chemin des communes de Gimbrède et Sempesserre.
Le village de Gimbrède était alors enceint de murailles et percé de deux portes. Devant la porte principale se trouvait un pont levis qui semble servir alors presque exclusivement au seigneur, lui permettant un accès direct depuis l’extérieur des remparts sans avoir à traverser la place et les rues publiques.
Un acte de 1537 mentionne l’existence des prisons du commandeur mais également de celles des consuls.
En 1626-1627, le village de Gimbrède est mentionné parmi les places fortes de la Gascogne. Plusieurs villages, dont Gimbrède, « sont fermés de murailhes avec flancs, tours et guerittes ».
Une « grande » tour est mentionnée à de nombreuses reprises dans les sources conservées. Elle se trouvait au coeur du village, au bord de la place publique, au nord-est de l’église et dans l’angle nord-ouest de l’ancien cimetière. Un document du début du XVIIe précise que la tour est surmontée de « créneaux et mâchicoulis ».
Cette tour est attestée dans la documentation écrite à partir de 1537. C’est en effet elle qui semble abriter à cette date les prisons du commandeur. Cependant, la description qu’en donne un document de 1705 permet d’imaginer que cette tour est bien plus ancienne, aux alentours du XIIIe siècle.
Le cadastre de 1837 ne la mentionnant plus, il est probable qu’elle ait due servir de carrière de pierres sous la révolution.


A la fin du XVe siècle ou au tout début du XVIe siècle, un incendie ravage la commanderie.
La documentation écrite lacunaire ne permet pas de savoir si cet incendie a aussi touché le village. Il est intéressant de noter que quelques maisons à pan-de-bois, ou plus précisément quelques rares ouvertures conservées en rez-de-chaussée de ces maisons, peuvent être attribuées aux environs de 1500, soit au même moment que l’incendie.
Ces maisons pourraient éventuellement être les témoins de la reconstruction suite aux dégâts causés par les flammes.
L’incendie de la commanderie a eu pour conséquence, son déplacement de l’angle sud-ouest du village à son angle sud-est.
Par la suite, il faut simplement indiquer que le cimetière a été déplacé hors les murs vers 1845, le porche et la tribune de l’église reconstruits vers 1854 et le presbytère entièrement démoli et rebâti vers 1864. Enfin, dans les années 1970, de nombreuses façades en pan-de-bois du village ont été restaurées.
Source : https://www.gimbrede.fr/web/commune/presentation-de-la-commune
